23/02/00. Les Troupes australiennes de l'Interfet sont rentrées en Australie
Les soldats australiens de l'Interfet sont rentrés cette semaine en Australie après une mission de 5 mois au Timor oriental. Parmi eux le commandant de l'Interfet, le Général Peter Cosgrove, devenu un héros de la population timoraise.
C'est avec un sentiment de soulagement que le Général Cosgrove est rentré en Australie: sa mission du nom de code Stabilisation a été de l'avis de tous un succès sur le plan militaire aussi bien que politique. Surtout, le contingent australien qui a formé le gros de l'INTERFET n'a subi aucune perte. Seuls deux soldats de la force internationale ont été blessés. Pourtant lorsque ces troupes ont débarqué le 20 septembre dernier dans un Timor oriental mis à feu et à sang par les milices pro-indonésiennes, chacun s'attendait à voir dans les jours suivants l'image familière de corps de soldats rapatriés par avion et de familles éplorées.
Mais la stratégie du Général Cosgrove visait en premier lieu à garantir la sécurité de ses troupes: d'abord le contrôle de la capitale Dili, puis des alentours enfin la consolidation dans le reste du territoire avec, à la fin du mois d'octobre, le débarquement dans l'enclave d'Oecussi située dans la partie occidentale de l'Ile de Timor. Les accrochages avec les milices ont été étrangement peu nombreux: au total au cours de ces 5 mois d'activité de l'Interfet, 6 miliciens seulement ont été tués et un policier Indonésien. Selon le Général Cosgrove, les miliciens se sont vite rendus compte qu'ils n'avaient aucune chance face à une armée professionnelle, bien armée et bien entraînée. Le seul regret pour le chef de la force internationale: le fait qu'en raison de la progression inévitablement lente de ses troupes, les miliciens ont pu se livrer pendant plusieurs semaines encore à des exactions et des meurtres dans les zones du territoire toujours sous leur contrôle.
Tous les soldats australiens basés au Timor ne sont pas rentrés cette semaine: sur les 6000 envoyés en mission en septembre, environ 1500, dont un bataillon d'infanterie, resteront sur place au sein de l'UNTAET, la nouvelle administration provisoire des Nations-Unies au Timor oriental, dont la tâche difficile sera de reconstruire une nation dévastée.