NOUVELLE AGENCE DU PACIFIQUE
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SELECTION HEBDOMADAIRE DU 30 SEPTEMBRE AU 6 OCTOBRE 1999
30/9/99. AUSTRALIE: L'OPPOSITION ACCUSE LE PREMIER MINISTRE DE NEGLIGER LE PACIFIQUE.
En Australie, l'opposition fédérale a accusé le Premier ministre, John Howard, de "snobber" la région du Pacifique en annonçant qu'il ne participera pas comme prévu à la réunion annuelle du Forum du Pacifique Sud à Palau.
Le Premier ministre australien, qui devait passer 3 jours en compagnie des autres dirigeants du Pacifique, ne souhaite pas apparemment s'absenter du pays en raison de la situation au Timor oriental alors que le ministre des Affaires étrangères, Alexander Downer, et le ministre de l'économie, Peter Costello, sont en déplacement à l'étranger.
Mais le porte parole de l'Opposition travailliste en matière de défense, Stephen Martin, a critiqué cettte décision en signalant qu'elle envoyeait un message ambigu à la région.
"Notre politique étrangère, notre diplomatie doit être menée avec beaucoup d'attention. Ce n'est pas le moment d'enflamer nos relations avec nos voisins d'Asie et du Pacifique" a déclaré Stephen Martin.
Le Premier ministre australien s'était déjà fait remplacer l'an dernier à la réunion du Forum.
M.Howard a cependant déclaré que l'Australie serait admirablement représentée au Forum de Palau par le Vice Premier Ministre, John Anderson.
Le Premier Ministre australien a signalé qu'il avait averti les autorités de Palau des circonstances qui l'ont conduit à annuler sa participation.
"Je regrette cette situation", a indiqué John Howard, "mais je crois, qu'en fin de compte, c'était la bonne décision à prendre et je suis surpris que l'Opposition cherche à en tirer un avantage politique".
30/9/99. DEUX ANCIENS MINISTRES SAMOANS, ACCUSÉ DE MEURTRE, DEVRONT COMPARAITRE DEVANT LES TRIBUNAUX.
Deux anciens ministres du Gouvernement samoan, Leafa Vitale, et Toi Akuso, ont été assignés à comparaître devant la Cour Suprême du Samoa pour répondre de l'accusation d'homicide volontaire contre le ministre des Travaux publics, Luagalau Levaula Kamu.
M.Kamu a été abattu par balle au mois de juillet dernier lors d'un meeting politique auquel assistait le Premier ministre, Tuilaepa Sailele.
Les deux anciens ministres, qui ont plaidé non coupable, devraient passer en jugement le 17 janvier prochain. Ils resteront en détention jusqu'à cette date, la Cour Suprême ayant refusé de leur accorder la liberté sous caution.
M. Aukuso est également inculpé d'incitation au meurtre. Selon l'accusation, c'est lui, en effet, qui aurait ordonné l'assassinat de M.Kamu. Il aurait également tenté d'organiser celui du Premier ministre.
Le fils de M.Vitale, Alatise Vitale Leafa, a déjà plaidé coupable de l'assassinat de M.Kamu. Il a été condamné à la peine capitale par la Cour Suprême du Samoa.
30/9/99. VANUATU: LE CONSEIL D'ADMINISTRATION DE LA VBTC RÉINTEGRE DEUX JOURNALISTES SUSPENDUS.
Le Conseil d'Administration de la Vanuatu Broadcasting and Television Corporation (VBTC) a décidé de réintégrer dans leurs fonctions les deux journalistes qui avaient été suspendus la semaine dernière par le Directeur de l'Organisation, Jonas Cullwick.
Les deux journalistes, le directeur de la rédaction, Moses Stevens et son adjoint, Hilaire Bule, avaient été accusés "d'insubordination" et de "violation de confidentialité".
Dans son communiqué, le Conseil, après avoir entendu les deux journalistes, a décidé leur réintégration mais leur a adressé un "sévère avertissement".
Selon le Conseil, les deux rédacteurs ont été "victimes d'une manoeuvre monté par certains intérêts en particulier les deux bi-hebdomadaires indépendants".
Le Conseil d'Administration a averti les media et les journalistes de ne pas s'abriter derrière le drapeau de la libre expression pour se livrer à des pratiques de reportage irresponsables.
Selon la VBTC, l'un des deux éditeurs de magazines mentionnés a pris fait et cause pour les deux journalistes dans le seul but d'augmenter ses chances de remporter le Prix de la Liberté de la Presse du Pacifique qui doit être décerné lors de la convention annuelle de la PINA, à Fidji, la semaine prochaine.
30/9/99. SÉMINAIRE SUR L'EXPLOITATION DURABLE DES RESSOURCES NATURELLES AU SAMOA.
L'exploitation durable des ressources naturelles est le thème central d'un séminaire de 10 jours organisé actuellement à Apia au Samoa par le PROE, le Programme Régional Océanien de l'Environnement en association avec le Centre Samoan des Petites Entreprises.
Selon François Martel, l'organisateur de ce séminaire, l'accent est mis sur les exercices pratiques et les visites de terrain.
Le but de ce séminaire, a-t-il dit, est de donner aux stagiaires la capacité de montrer aux petits entrepeneurs ou aux communautés la façon de tirer un profit commercial de leurs ressources naturelles sans pour autant les mettre en danger.
Les participants ont déjà passé plusieurs à jours à observer des modèles "d'éco-entreprises" au Samoa, en particulier une installation de production d'huile de coco qui fait appel à des techniques de micro-extraction ainsi que plusieurs entreprises d'éco-tourisme: en particulier celle de Falealupo où les visiteurs peuvent traverser sur une passerelle la voûte de la forêt tropicale et le projet des femmes de Saleaula qui propose des visites des champs de lave de l'île de Savai.
Les stagiaires doivent analyser les points forts et les faiblesse de chaque entreprise visitée et proposer un projet d'exploitation pour la Zone de préservation de Sa'anapu-Sataoa.
Ce séminaire entre dans le cadre d'un programme visant à rendre auto-suffisantes les Zones de Préservation de toute la région avant l'an 2001, date à laquelle le Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) doit cesser son soutien financier.
1/10/99.L'INCERTITUDE POLITIQUE PERSISTE AUX ILES COOK
RAROTONGA-- L'incertitude politique n'est toujours pas levée aux Iles Cook à la suite du résultat incertain d'une élection partielle cruciale pour le Gouvernement.
Le DAP, le Parti de l'Alliance Démocratique d'opposition, a crié victoire à l'issue du dépouillement dans le siège de Pukapuka, en dépit du fait que son candidat, Tiaki Wuatai, ne dispose que de deux voix d'avance. On compte 21 abstentions et les votes par correspondance n'ont pas encore été comptabilisés.
Le dirigeant du DAP, Terepai Moate estime cependant que ce résultat est suffisamment clair, et qu'il dispose désormais de la majorité pour former un gouvernement.
«Dès que ce résultat sera confirmé, je demanderai au Premier Ministre de démissionner, et de nous laisser gouverner à sa place,» a déclaré M. Moate.
1/10/99.LE PREMIER MINISTRE DES ILES COOK S'ENVOLE POUR LE FORUM DU PACIFIQUE SUD
RAROTONGA-- Le Premier ministre des Iles Cook, Joe Williams représentera son pays au 30e Forum du Pacifique Sud qui s'ouvre ce week-end à Palau.
Joe Williams sera accompagné de son chef de cabinet, George Turia.
Le Forum, qui rassemble16 chefs d'état et de gouvernement de la région, se réunit chaque année pour étudier les questions régionales les plus importantes, dans les domaines de l'économie, de l'environnement, des lois, de la politique et de la sécurité.
Il s'agit du premier Forum pour Joe Williams. Il devrait avoir des entretiens bilatéraux avec les dirigeants d'autres pays membres, ainsi qu'avec des représentants des partenaires de dialogues du Forum présents à Palau : le Canada, la République Populaire de Chine, la France, le Japon, la Corée, la Malaisie, le Royaume Uni, les Etats Unis et l'Union Européenne.
Le Premier Ministre et ses conseillers seront de retour aux Iles Cook le 11 octobre.
1/10/99.LA COMMUNAUTE INTERNATIONALE DOIT ETRE FERME FACE AU TRANSPORT DE DECHETS NUCLEAIRES
SUVA-- Une organisation non-gouvernementale dont le siège est à Fidji, le Centre de Ressource du Pacifique, le PCRC, a exprimé sa préoccupation au sujet de la position de la communauté internationale sur l'importation et le transport maritime de déchets nucléaires et de matières fissibles.
Le PCRC s'inquiète du fait que la communauté internationale ne respecte plus une clause du Programme d'Action de La Barbade, qui régit le transport par bateaux de déchets nucléaires.
Le Centre de Ressource du Pacifique constitue le secrétariat du Mouvement pour un Pacifique Libre et Dénucléarisé (NFIP).
L'accident de la centrale expérimentale de Tokaimura, qui s'est produit jeudi au Japon, indique le PCRC, souligne la nécessité impérieuse pour les leaders du Forum du Pacifique Sud réunis à Palau de se prononcer de manière ferme sur le transport maritime dans la région de MOX, ce combustible nucléaire fabriqué avec de l'oxyde de plutonium et d'uranium.
L'accident de la centrale japonaise, située au Nord de Tokyo, et la contamination d'une trentaine d'ouvriers, est intervenue moins de 24 heures avant l'arrivée d'une cargaison de combustible nucléaire dans la centrale de Takahama dans la préfecture de Fukui.
Cette cargaison, ainsi qu'une autre déjà livrée au Japon, était à bord des deux navires, le Pacific Teal et le Pacific Pintail, qui ont traversé le Pacifique Sud, accompagnés par les vives protestations de Fidji, des Etats Fédérés de Micronésie, des Iles Salomon et du Vanuatu.
Ce transport maritime se trouve d'autre part au centre d'un scandale depuis que les producteurs du MOX, British Nuclear Fuels, ont admis avoir falsifié des documents de transport importants lors de l'embarquement des conteneurs.
Le PCRC a également exhorté l'Assemblée Générale de l'ONU à soutenir les appels en faveur d'un Forum Permanent pour les Peuples Indigènes au sein de l'organisme mondial par l'intermédiaire de la Commission des Nations Unies pour les Droits de l'Homme.
Le PCRC soutient enfin l'appel de plusieurs pays membres du Forum du Pacifique Sud en faveur d'une rétribution plus équitable des ressources provenant de la pêche au thon dans le Pacifique.
1/10/99.CINQ CAS DE FIEVRE TYPHOIDE A TONGA
NUKU'ALOFA-- Le Royaume de Tonga a fait savoir que 5 jeunes garçons atteints de la fièvre typhoïde ont été admis à l'hôpital dans la capitale, Nuku'alofa.
Selon Radio Tonga, les responsables de la santé ont précisé que cette épidémie est limitée à la seule région de Tatakamotonga.
Les 5 garçons appartiennent à la même famille, et sont âgés de 3 à 18 ans.
Le Ministère tongien de la Santé a pris des mesures exceptionnelles pour contenir l'épidémie.
Selon le Directeur de la Santé, Taniela Lutui, la typhoïde a été transmise par des produits alimentaires et il semble que l'eau potable ne soit pas contaminée.
4/10/99. LE 30e FORUM DU PACIFIQUE SUD S'EST OUVERT A PALAU
KOROR-- Malgré l'absence de trois Premiers ministres, ceux de Papouasie Nouvelle Guinée, d'Australie et de Fidji qui se sont désistés à la dernière minute, la réunion annuelle du Forum du Pacifique Sud a débuté dans la capitale de Palau, Koror.
Plus de 60 délégués et représentants politiques de 16 pays du Pacifique Sud sont réunis à Palau depuis lundi et pour deux jours.
Dans son discours inaugural, le Président Nakamura a salué la présence de la Nouvelle Calédonie, admise pour la première fois en tant qu'observateur.
La Nouvelle Calédonie est représentée par son nouveau Président, Jean Lèques, et le dirigeant du FLNKS, Roch Wamytan.
Autre nouveau venu au sein du Forum: les Nations-Unies elles-mêmes qui ont reçu elles aussi le statut d'observateur.
Le secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, qui avait été invité à ce sommet de Koror ne sera pas cependant présent. Il s'est fait remplacer par le représentant des Nations-Unies à Fidji, Romulo Garcia. Mais il a promis d'être présent lors du sommet de 2001 à Fidji.
Dans un message lu par M.Garcia, Kofi Annan affirme que "les Nations-Unies sont votre partenaire. Ensemble nous devons trouver le moyen de parvenir à une économie mondiale durable et à un avenir plus brillant pour toute l'humanité."
Le Premier Ministre de Nouvelle Zélande, Jenny Shipley est également présente à Koror.
Les débats des dirigeants des 16 nations se sont déroulés lundi dans le complexe hôtelier de Carp Island, et devraient se poursuivre mardi à huis clos dans l'enceinte du Parlement de Palau.
En l'absence de trois premier ministres, la proposition d'une restructuration du Forum, prévoyant une rencontre au sommet des dirigeants tous les deux ans, figurera certainement à l'ordre du jour.
Au sommaire également des discussions: le transport de produits radioactifs dans le Pacifique Sud, l'accident dans l'usine de Tokaimura la semaine dernière, le projet de zone de libre échange régionale, et un système d'harmonisation du contrôle du trafic aérien en haute atmosphère.
Selon le Premier ministre adjoint de Fidji, Tupeni Baba, les dirigeants du Forum ne manqueront pas d'exprimer fermement leurs inquiétudes sur la question du nucléaire.
Des représentants du Groupe d'Action Fidji-Timor Oriental, ont d'autre part remis une pétition à Tupeni Baba, qui est aussi Ministre Fidjien des Affaires Etrangères, pour lui demander de placer le Timor Oriental à l'ordre du jour des discussions du 30e Forum.
L'organisation voudrait que le Timor Oriental soit admis au Forum du Pacifique Sud en tant qu'observateur pendant la période de transition vers l'indépendance. Elle désire également qu'une mission d'information soit mise sur pied par le Forum pour évaluer les besoins de la population du Timor Oriental.
Elle réclame enfin l'établissement d'un Tribunal International pour traduire en justice ceux qui se sont livrés à la terreur, à des viols, et des massacres, ainsi quà toute autre forme d'abus des droits de l'homme et de génocide dans la province.
4/10/99.LES IMMIGRANTS ILLEGAUX DU PACIFIQUE ONT 12 MOIS POUR QUITTER LA NOUVELLE ZELANDE
SUVA-- Les immigrants illégaux, dont des centaines d'insulaires du Pacifique, qui vivaient en Nouvelle Zélande à la date du 1e octobre, ont désormais 12 mois pour quitter le pays, avant de s'exposer à des sanctions pénales.
Au cours de cette période de 12 mois, ils auront le droit de quitter le pays volontairement, ou de faire appel devant la Commission Néo Zélandaise de Révision des Procédures d'Expulsion.
Ces nouvelles lois sur l'Immigration, soumises par le Gouvernement de Wellington, avaient été approuvées par le Parlement il y a quelques mois.
Elles sont entrées en vigueur le 1e octobre, comme l'a annoncé le Ministre néo-zélandais de l'Immigration Tuariki Delamere.
4/10/99.LA GUERRE DES ETOILES: UNE REALITÉ DANS LE PACIFIQUE
Les Etats Unis communiquent qu'ils viennent de procéder avec succès au premier test d'un nouveau système de défense, dont l'objectif est de détruire en vol des missiles intercontinentaux ennemis.
Cette expérience, qui s'est déroulée au-dessus du Pacifique, est une première pour les scientifiques, qui ont réussi à détruire un missile par un autre alors qu'ils se déplaçaient tous deux dans l'espace à grande vitesse.
Le missile envahisseur avait été tiré de la base de l'armée de l'Air américaine de Vandenberg, en Californie. Le missile tueur l'avait été de l'atoll de Kwajalein, dans les Iles Marshall, à environ 6.800 kilomètres à l'Ouest de la Californie.
Selon les experts militaires américains, l'interception s'est produite à 225 km au-dessus de l'Océan Pacifique.
La Maison Blanche doit décider en juin prochain de l'adoption ou non de ce système, dit de la Guerre des Etoiles, à l'issue de la révision du programme militaire américain entreprise par le Pentagone.
4/10/99. UN NOUVEL ACCORD COMMERCIAL ENTRE LE VANUATU ET LA PNG
Le Bureau d'Investissement Etranger du Vanuatu et le Bureau de Promotion des Investissements en PNG viennent de signer un protocole d'accord, visant à harmoniser leur positions en matière de commerce.
Cet accord a été signé la semaine dernière au Haut Commissariat de PNG à Suva, à Fidji, entre les présidents des deux administrations, Bill Ferry pour la PNG et Roy Mickey Joy pour le Vanuatu.
Il marque l'importance des activités d'investissement étranger dans la région mélanésienne, reconnue également lors de la récente réunion à Port Vila de responsables commerciaux du Groupe Fer de Lance de la Mélanésie.
5/10/99. LES DIRIGEANTS DU FORUM DU PACIFIQUE SUD ENTERINENT L'IDÉE D'UNE ZONE DE LIBRE ECHANGE
KOROR-- Le projet de Zone de Libre Echange pour la région du Pacifique a été entériné par les dirigeants du Forum du Pacifique Sud réunis à Koror, à Palau.
Ils se sont toutefois donné deux ans pour négocier les détails de cet accord commercial régional.
«Le processus d'établissement de la Zone de Libre échange prendra beaucoup de temps. Nous avons deux ans de négociations et d'ajustements devant nous. Cela pourrait prendre 10 ans pour les petites nations insulaires et 8 ans pour des nations plus importantes, comme Fidji ou la Papouasie Nouvelle Guinée, avant l'intégration dans la Zone,» a déclaré le Secrétaire Général du Forum, Noel Levi.La position de l'Australie et de la Nouvelle Zélande sera prise en compte pendant cette période de deux ans.
Selon le porte parole officiel de la réunion du Forum, le Président Teburoro Tito de Kiribati, les pays insulaires du Forum reconnaissent la nécessité de la Zone de Libre Echange s'ils désirent s'insérer effectivement dans une économie mondiale compétitive.
Il reste qu'un certain nombre de petites nations, dont Kiribati, s'inquiètent de l'impact d'un tel projet sur leurs modestes économies.
«Certes, il est nécessaire pour nous de tenter de jouer le jeu de la mondialisation de l'économie. Il nous faut nous adapter, mais il faut aussi que nous soyons préparés à subir ces vagues mondiales qui atteignent aujourd'hui nos côtes,» a déclaré Tiburoro Tito.
Le Premier Ministre néo-zélandais, Jenny Shipley, s'est déclarée satisfaite que son pays n'ait pas été exclu d'une éventuelle participation au projet de zone de libre échange.
«Le secrétaire général a pu donner des assurances à l'Australie, à la Nouvelle Zélande et aux autres nations, quant à la manière dont se dérouleront les négociations sur le cadre du futur accord commercial,» a-t-elle déclaré.
«La Nouvelle Zélande reconnaît le fait que la plupart des économies de ces pays en développement doivent être aidées dans un certain nombre de domaines avant d'entrer pleinement dans l'accord. Il reste beaucoup de travail à faire,» a ajouté Jenny Shipley.
LE FORUM DU PACIFIQUE SUD CHANGE D'APPELLATION
Les dirigeants du Forum ont décidé de changer l'appellation de leur organisation pour mieux refléter la diversification de leurs membres.
Le Forum du Pacifique Sud s'appellera désormais Forum des Iles du Pacifique
S'adressant aux journalistes à l'issue des débats des dirigeants sur l'île Carp, le président Tito de Kiribati a déclaré que les dirigeants s'étaient prononcés à l'unanimité en faveur du changement d'appellation de manière à prendre en compte les nouveaux membres, dont Palau fait partie, situés géographiquement dans l'hémisphère nord.
«La composition du Forum a changé. Nous avons commencé avec un nombre réduit de pays, principalement de l'hémisphère Sud, et nous englobons maintenant 16 pays, dont un certain nombre du Pacifique central,» a précisé le président Tito.
Les dirigeants du Forum ont également évoqué lundi lors de leurs débats la situation au Timor Oriental.
D'après le communiqué, les dirigeants se sont félicités de la contribution importante faite par leur organisation en faveur de la sécurité régionale, en partenariat les uns avec les autres, et avec la communauté internationale.
Ils se réjouissent du rôle central joué par les pays du Forum du Pacifique Sud en réponse à la crise au Timor Oriental, se félicitant de la responsabilité endossée par l'Australie dans la force multinationale, l'INTERFET, à la demande du secrétaire général de l'ONU. »
Les dirigeants du Forum saluent également l'accord de l'Indonésie pour le déploiement de l'INTERFET, et les premières initiatives de celle-ci pour rétablir la paix et faciliter l'assistance humanitaire.
Le Forum s'est prononcé en faveur de la mise en place rapide d'une administration transitoire sous l'égide de l'ONU et du déploiement de casques bleus pour le maintien de la paix au Timor Oriental .
Les leaders assemblés à Koror ont exhorté toutes les parties en présence au Timor Oriental à déposer les armes, à Ïuvrer en faveur de la réconciliation, et à tout faire pour aider les réfugiés à rentrer chez eux.
Ils ont exprimé le désir de fournir une assistance pratique, si nécessaire et dans la mesure de leurs possibilités, à l'action de l'ONU dans la province, y compris aux opérations de l'INTERFET.
5/10/99.REPORT DE L'ANNONCE DU RESULTAT D'UNE ELECTION PARTIELLE CRUCIALE AUX ILES COOK
RAROTONGA-- Les résultats du dépouillement de l'élection partielle du siège de Pukapuka-Nassau, aux Iles Cook, qui pourrait décider de l'avenir du Gouvernement, ont été reportés à plus tard.
Le Bureau électoral des Iles Cook étudie toujours le cas des votes déclarés pour décider s'ils doivent ou non être pris en compte dans ce scrutin.
Ces votes correspondent à des électeurs qui affirment résider dans la circonscription depuis plus de trois mois. Ils ont le droit de déposer un vote déclaré dans l'urne, pendant qu'une enquête détermine s'ils sont éligibles ou non pour le scrutin.
21 votes déclarés ont été recensés dans ce scrutin, et il faudra un certain temps pour que les vérifications soient terminées.
D'après les résultats partiels, Tiaki Wuatai, du DAP, le parti de l'Alliance Démocratique d'opposition, précède de deux voix seulement le candidat du CIP, le parti des Iles Cook, Inatio Akaruru.
Le DAP, conduit par Terapai Moate, est convaincu de pouvoir remporter une motion de censure à l'encontre du Gouvernement de Joe Williams, le dirigeant du CIP, si le DAP remporte le siège de Pukapuka-Nassau.
5/10/99.LES EXPERTS SE PENCHENT SUR LES BESOINS EN EAU POTABLE DES PETITES ILES DU PACIFIQUE
SUVA-- Les experts en matière d'eau potable des organisations régionales du Pacifique Sud sont réunis à Nadi, Fidji, pour étudier les besoins hydrologiques des petites nations insulaires.
Le Ministre fidjien des grands travaux et de l'energie, Shiu Sharan Sharma, a souligné dans son discours d'ouverture de cette rencontre de trois jours, l'importance cruciale des ressources en eau potable de la région.
S'adressant aux délégués venus de 11 pays, M. Sharma a déclaré que les petites nations insulaires ont à faire face à des problèmes de pénuries d'eau potable, ou de pollution des ressources hydrologiques.
«Ces problèmes pourraient s'aggraver, du fait de la surface réduite de nos archipels, et de la menace posée par la montée du niveau de la mer,» a-t-il déclaré. « Notre environnement est fragile. »
«Ces problèmes ne sont pas insurmontables si nous y consacrons tous nos efforts,» a ajouté le Ministre.
A l'ordre du jour de cette réunion: un projet établissant un système d'observation hydrologique du Pacifique, dans le cadre du système mondial d'observation hydrologique mis en place actuellement par l'Organisation Météorologique Internationale.
Ce projet vise à promouvoir la coopération régionale en matière de traitement et d'échange de données et d'informations dans le domaine hydrologique.
6/10/99. 30EME SOMMET DU FORUM DU PACIFIQUE SUD À PALAU
LA CANDIDATURE DE LA POLYNÉSIE FRANÇAISE SERA ÉTUDIÉE PAR UNE SOUS-COMMISSION.
Le Forum du Pacifique sud, lors de son 30ème sommet à Koror, dans la République de Palau, a adopté une recommandation de la Papouasie Nouvelle-Guinée concernant la création d'une sous-commission chargée d'étudier la candidature de la Polynésie française au statut d'observateur.
La Papouasie Nouvelle-Guinée a suggéré que la Commission des responsables du Forum (FOC) se rende en Polynésie avant de décider si le territoire peut non prétendre au statut d'observateur.
Un rapport confidentiel du Forum indique "que la question est de savoir si la demande de la Polynésie remplit les critères établis et si elle est clairement sur la voie de l'indépendance ou d'une autonomie véritable".
Pour la première fois cette année, la Nouvelle-Calédonie a été admise à la réunion du Forum en tant qu'observateur. Jean Lèques, le Président du Gouvernement de Nouvelle-Calédonie, qui devait représenter le territoire n'a pas pu cependant arriver à temps à Koror, son avion ayant subi une avarie à l'aéroport de Cairns, dans le nord de l'Australie. Roch Wamytan, le dirigeant du mouvement indépendantiste de Nouvelle-Calédonie et membre du gouvernement, a pu, lui, assister à la réunion.
Selon le Secrétaire général du Forum, Noel Levi, la Nouvelle-Calédonie conservera son statut d'observateur jusqu'à ce qu'elle devienne indépendante.
Mais M.Wamytan a émis l'espoir que la Nouvelle-Calédonie pourra devenir membre à part entière du Forum dans un avenir proche. "Je pense que le statut d'observateur constitue un premier pas," a indiqué Roch Wamytan. "Durant la réunion, il a été proposé de créer un statut de 'membre associé' qui pourrait être une autre étape vers le statut de membre à part entière. Personnellement j'espère que nous n'allons pas rester observateurs pendant 15 ans, c'est à dire la période fixée par l'Accord de Nouméa avant qu'un référendum d'autodétermination puisse prendre place."
M.Wamytan, qui s'exprimait au nom du FLNKS, a indiqué que le statut d'observateur permet à la Nouvelle-Calédonie de sortir de son isolement dans le Pacifique. "Cela nous permet de nous joindre à la vision globale du Pacifique. Avant, la Nouvelle-Calédonie se tournait vers l'Europe," a indiqué le leader du FLNKS.
La réunion du Forum de Koror a par ailleurs décidé d'accueillir les Philippines en tant que Partenaire officiel du dialogue.
Lors d'une conférence de Presse, le Premier Ministre samoan, Tuilaepa Sailele Malielegaoi, a souligné que la candidature des Philippines avait été acceptée en raison du rôle important joué par ce pays dans l'industrie de la pêche.
Les Philippines pourront donc assister l'an prochain aux entretiens post-Forum à la réunion de Kiribati.
Selon l'Agence des pêcheries du Forum (FFA), les Philippines est un relatif nouveau venu dans la zone de pêche de l'Ouest et du Centre du Pacifique. Les navires de pêche philippins opèrent principalement dans les eaux de la Papouasie Nouvelle-Guinée mais ils ont obtenu aussi des permis du gouvernement de Nauru.
La FFA signale qu'avec la surexploitation des zones de pêches situées au large des Célèbes, il faut s'attendre à un accroissement de la présence des pêcheurs philippins dans le Pacifique au cours des 10 prochaines années. Selon la FFA, les Philippines est le pays qui a fait preuve de la coopération la plus notable en matière de contrôle des prises, que ce soit en ce qui concerne la mise en place d'observateurs ou de systèmes de contrôle par satellite.
GREENPEACE REGRETTE QUE LE FORUM NE SE SOIT PAS MONTRÉ PLUS FERME SUR LA QUESTION DES TRANSPORTS NUCLEAIRES
L'Organisation écologiste Greenpeace s'est félicité de la place qui a été accordée dans les discussions du Forum à la question du transport de produits radio-actifs dans la région. Mais elle a regretté que les dirigeants du Forum n'aient pas saisi l'occasion pour souligner plus fermement les menaces que ces opérations font peser sur les îles du Pacifique.
"A la lumière de la mise à jour de l'état lamentable des normes de sécurité de l'industrie nucléaire japonaise et du scandale des documents falsifiés concernant le combustible nucléaire MOX en Grande Bretagne, les leaders du Forum avaient l'occasion de montrer leur vive opposition aux transports maritimes de produits nucléaires. Il est malheureux qu'ils ne l'aient pas fait," a indiqué Samantha Magick de Greenpeace Pacific.
"Il est à espérer que lors des rencontres post-Forum avec le Japon, la France et le Royaume Uni, des questions pertinentes seront posées sur cette industrie et sur des problèmes tels que les responsabilités et compensations éventuelles, l'annonce des futures opérations de transport et les études d'impact sur l'environnement.
Le président de Kiribati, Teburoro Tito, en tant que porte-parole de l'organisation, a expliqué la position modérée du Forum sur le sujet en indiquant que ces opérations de transport de produits nucléaires sont essentielles au développement économique de la France, de la Grande Bretagne et du Japon.
"Nous savons qu'ils font cela pour leur développement. Nous ne voulons pas couper le robinet. Il faut être juste", a indiqué le Président Tito.
Le Président de Kiribati a reconnu que dans le passé les termes du communiqué sur la question avaient été plus vigoureux mais, a-t-il dit, la grande majorité des dirigeants du Forum sont nouveaux. "Nous n'avançons pas aussi vite que nous le pourrions" a admis le Président Tito.
6/10/99. L'ESPÉRANCE DE VIE DES RIVERAINS DE LA MINE D'OK TEDI AURAIT CONSIDÉRABLEMENT BAISSÉ.
Selon un nouveau rapport rendu public par la compagnie australienne BHP, l'espérance de vie des villageois vivant en bordure de la rivière Fly dans la Province occidentale, a considérablement baissé depuis l'ouverture de la mine d'Ok Tedi.
Selon cette étude sur les risques provoqués par la mine géante de cuivre et d'or, cette espérance de vie serait passée de 60 à 35 ans.
Depuis le commencement des opérations, il y a 15 ans, la compagnie BHP, principal actionnaire d'Ok Tedi, a toujours démenti que la mine posait de sérieuses menaces à la santé des habitants. Mais les propriétaires coutumiers ont affirmé à de nombreuses reprises que les rejets de la mine dans la rivière causaient de graves problèmes à l'environnement.
La nouvelle étude confirme que la santé des riverains de la rivière Fly est en danger du fait de la contamination au cyanure de l'eau et des poissons consommés par la population.
Les média de Papouasie Nouvelle-Guinée, qui se sont rendus ce week-end dans les zones affectées, ont pu voir que la pollution de la rivière avait entraîné la mort de la végétation sur des dizaines d'hectares de forêts et d'herbages. Les journalistes ont pu également constater que de nombreux enfants avaient des plaies sur le corps. De nombreux habitants ont quitté les berges de la rivière pour se réfugier sur les hauteurs.
Devant les problèmes d'environnement posés par la mine, BHP avait envisagé comme option de fermer Ok Tedi mais le Premier ministre de Papouasie Nouvelle-Guinée, Sir Mekere Morauta, a affirmé cette semaine que la mine resterait ouverte en raison de son importance dans l'économie nationale.
6/10/99. SAMOA: LE NOUVEAU DÉPUTÉ INDÉPENDANT TOOMATA ALAPATI POESE N'A PAS ENCORE DÉCIDÉ S'IL ALLAIT SOUTENIR LE GOUVERNEMENT.
Le nouveau député du Parlement Samoan, Toomata Alapati Poese, élu le mois dernier pour remplacer le ministre assassiné Luagalau Levaula Kamu, n'a pas encore décidé s'il entend soutenir le parti du gouvernement - le Parti de la Protection des Droits de l'Homme (HRPP) - ou bien la principale formation d'opposition - le Parti du Développement national du Samoa (SNDP).
Toomata, qui est âgé de 50 ans, a remporté le siège en tant qu'indépendant face à deux candidats du HRPP et deux autres du SNDP. Le nouveau député qui a démissionné de son poste d'enseignant à l'Université du Pacifique sud pour se porter candidat a indiqué qu'il avait eu des entretiens avec des représentants des deux grands partis.
L'Assemblée du Samoa, qui est composée de 49 députés, compte désormais 7 indépendants. En plus de Toomata, deux autres députés ont été relégués sur les bancs des indépendants: il s'agit des deux anciens ministres Toi Aukuso et Leafa Vitale qui ont été exclus du HRPP après avoir été inculpés du meurtre du ministre Luagalau.
Le HRPP dispose toujours d'une majorité confortable au Parlement avec 33 sièges contre 9 au SNDP.
6/10/99. TONGA: L'OBSERVATION DES BALEINES RAPPORTE DE PLUS EN PLUS DE REVENUS
Selon une étude récente, les activité d'observation des baleines dans le groupe des Vava'u rapportent chaque année quelques
600 000 US$ à l'industrie loacle du tourisme.
Selon Sue Miller, du programme régional océanien de l'environnement (PROE), c'est la première fois qu'ont ainsi été quantifiés les bénéfices financiers qu'apportent ces activités d'observation des baleines.
Les baleines à bosse émigrent vers l'archipel des Tonga chaque année pendant l'hiver austral et depuis le début des années 90 les habitants de Vava'u ont mis en place un programme lucratif permettant aux touristes d'observer de près ces cétacés.
Les chiffres qui viennent d'être rendus publics montent le bien fondé de la décision du Royaume d'interdire la chasse aux baleines dans ses eaux, a indiqué Sue Miller. Du temps de la pêche commerciale, jamais les baleines ne rapportaient autant d'argent à Tonga.
Selon Mark Orams, le scientifique néo-zélandais qui a réalisé cette étude, chaque baleine à bosse rapporte chaque année près de 20.000 US$, soit sur 50 ans 1 millions US$.
Plusieurs pays du Pacifique - le Samoa américain, les îles Cook, la Polynésie française, la Nouvelle Calédonie, Niue, le Samoa et les Iles Salomon- ont demandé au PROE des conseils pour la mise en place d'un programme similaire d'observation des baleines.