NOUVELLE AGENCE DU PACIFIQUE
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SELECTION HEBDOMADAIRE DU 16 AU 22 SEPTEMBRE 1999
16/9/99. LA NOUVELLE-CALEDONIE PARTICIPERA EN TANT QU'OBSERVATEUR AU PROCHAIN FORUM DU PACIFIQUE SUD
La Nouvelle-Calédonie sera admise en tant qu'observateur officiel lors du prochain sommet du Forum du Pacifique sud le mois prochain à Palau.
C'est ce qu'a confirmé, lors d'une allocution au Centre Est-West à Hawaii le secrétaire permanent de la France dans le Pacifique, Pierre Garrigue-Guyonnaud.
Selon M.Garrigue-Guyonnaud, cette mesure est le résultat de la "nouvelle ère" qui s'est ouverte dans les relations de la France avec les pays du Pacifique sud, - une nouvelle ère marquée par le concept de souveraineté partagée et par la reconnaissance des identités et des aspirations des populations indigènes.
L'Ambassadeur de la France dans le Pacifique est convaincu que l'an prochain la Polynésie française bénéficiera, elle-aussi, du statut d'observateur à la réunion du Forum.
Il a rappelé que la Polynésie française deviendra prochainement un "pays d'outre mer" jouissant d'une autonomie accrue.
Avec la fin des expériences nucléaires françaises dans le Pacifique et du fait que "la Guerre froide dans les eaux chaudes est aujourd'hui une chose du passé", l'heure est aujourd'hui "à la coopération et à la liberté" a déclare Pierre Garrigue-Guyonnaud.
Selon lui, le statut de la Nouvelle-Calédonie et de la Polynésie est similaire à celui existant entre les îles Cook et la Nouvelle-Zélande.
Sur le plan économique, il a estimé que grâce à ses richesses en nickel et au tourisme, la Nouvelle-Calédonie pourrait se transformer en un "Hawaii français". Mais la Polynésie française, selon lui, devra pendant longtemps encore dépendre pour moitié de son budget de l'aide française.
En ce qui concerne Wallis et Futuna, M.Garrigue Guyonnaud a indiqué que la dialogue continuera et qu'il y aura une évolution progressive vers davantage d'émancipation.
Enfin pour ce qui est de l'ilôt de Clipperton, dont la souveraineté fait toujours l'objet d'un litige avec le Mexique, l'ambassadeur a signalé qu'il était projeté d'y établir une station de recherche permanente.
Clipperton, connu aussi sous le nom d'île de la Passion, est une ancienne mine de guano mais la zone économique qui l'entoure serait riche en ressources halieutiques.
16/9/99. FIDJI: LA DESTITUTION DU GOUVERNEMENT CHAUDHRY À L'ORDRE DU JOUR DE LA RÉUNION DU GRAND CONSEIL DES CHEFS.
A Fidji, le Grand Conseil des Chefs est réuni pour examiner un certain nombre de questions d'intérêt national, en particulier celle du renouvellement des baux ruraux.
Le Grand Conseil doit examiner en particulier les résolutions adoptées par le Conseil des Propriétaires indigènes (Matabose ni Taukei ni Vanua ou MTV) dont celle recommandant que toutes les terres du pays reviennent aux Fidjiens de souche.
Le MTV, une organisation récemment formée, réclame également des Grands Chefs qu'ils fassent pression pour obtenir le départ du gouvernement élu de Mahendra Chaudhry et le remplacer par un gouvernement formé de Fidjiens indigènes.
Le Premier ministre fidjien qui est à New York pour assister à l'Assemblée générale des Nations-Unies n'a pas encore commenté sur ces déclarations.
Un autre problème l'attend à son retour: la position au sein du gouvernement de son vice premier ministre, Adi Kuini Speed, qui a été limogée de la présidence de son parti, le Parti de l'Association fidjienne, lors d'une réunion extraordinaire de son exécutif samedi dernier.
Adi Kuini Speed, qui a été remplacée au cours de cette réunion par un autre député, Ratu Tuakitau Cokanauto, a contesté en justice la légalité de sa destitution. L'affaire doit être entendue, lundi prochain, par la Haute Cour du pays.
Le leader d'un autre partenaire de la coalition gouvernementale, Apisai Tora, du Parti de l'Unité nationale, accusé d'agir contre les intérêts du gouvernement a, lui aussi, été remplacé cette semaine à la tête de son parti.
Enfin, on s'attend à Fidji à ce que l'ancien premier ministre fidjien, Sitiveni Rabuka, démissionne de son poste de Président du Grand Conseil des Chefs, une position qu'il avait occupée peu après sa défaite électorale il y a trois mois.
16/9/99. LES ÉTATS FÉDÉRÉS DE MICRONÉSIE OPPOSÉS AU PASSAGE DE NAVIRES CHARGÉS DE PRODUITS NUCLÉAIRES DANS LES EAUX DE LA RÉGION.
Le président des Etats Fédérés de Micronésie, Leo Falcam, a joint sa voix à celles d'autres dirigeants du Pacifique pour critiquer le passage dans les eaux de la région de deux cargos britanniques transportant du combustible nucléaire destiné aux centrales nucléaires japonaises.
Nous avons bien noté les précautions prises pour assurer la sécurité de cette opération, a indiqué M.Falcam, mais nous nous inquiétons du fait que les nations responsables n'ont pris aucun engagement, en termes de mesures d'urgence ou de responsabilités financières, dans le cas où un accident se produirait.
Le Forum du Pacifique sud a déja indiqué vouloir entamer des discussions avec les 3 pays concernés - le Royaume-Uni, la France et le Japon - sur une promesse de compensations financières aux pays dont l'activité économique serait affectée par un accident nucléaire.
Dans son message, le président Falcam réitère "sa ferme opposition au transport par voie maritime de combustible nucléaire dans la région, en particulier dans sa zone économique exclusive et demande aux pays responsables de tenir compte des inquiétudes des pays du Forum telles qu'elles ont été exprimées dans le communiqué du Forum l'an dernier".
16/9/99. VANUATU: LES FORMATIONS D'OPPOSITION SOUHAITENT SE RASSEMBLER SOUS LA BANNIERE D'UN SEUL PARTI.
Au Vanuatu, les partis d'opposition qui s'apprêtent à déposer une motion de censure contre le gouvernement de Donald Kalpokas, ont annoncé leur intention de se rassembler au sein d'une seule formation.
Lors d'une conférence de presse, le leader du Parti Progressiste Mélanésien (MPP), Barak Sope, a indiqué qu'il s'agit là d'un projet de longue date qui avait été proposé, pour la première fois en 1998 par Walter Lini, le leader du NUP (Parti national unifié), lors du congrès du parti sur l'île de Tongoa. A cette occasion, le père Lini avait invité les dirigeants des deux autres partis d'opposition, le MPP et l'UMP (Union des partis modérés) à assister aux discussions.
Selon Barak Sope, l'histoire récente montre qu'il ne peut pas y avoir de stabilité politique au Vanuatu sous un gouvernement de coalition. Les récentes défections, a-t-il dit, en sont un bon exemple. L'opposition veut donc former un parti unique, a déclaré Barak Sope, de façon à rétablir la stabilité et un gouvernement de progrès au Vanuatu.
16/9/99. KIRIBATI, NAURU ET TONGA VEULENT FAIRE ENTENDRE LA VOIX DES PETITS ETATS INSULAIRES DU PACIFIQUE AUX NATIONS-UNIES.
Kiribati, Nauru et Tonga, qui sont devenus cette semaine respectivement les 186ème, 187ème et 188ème pays membres des Nations-Unies, ont l'intention d'utiliser leur présence au sein de l'organisation mondiale pour défendre l'environnmement fragile et les économies vulnérables des Etats insulaires du Pacifique.
Dans son allocution devant la 54ème Assemblée générale des Nations-Unies, le président de Kiribati, Teburoro Tito, a indiqué que "Kiribati, un petit état insulaire, avait appris que son sort était lié aux événements qui se passent dans le reste du monde. Il dépend en particulier de l'état de l'économie mondiale et des politiques menées par les organisations financières internationales qui peuvent facilement frustrer ses désirs de développement".
Teburoro Tito s'est félicité de la convocation dans quelques jours d'une session spéciale consacrée à la question du développement durable et en particulier à la mise en application du Programme d'Action mis au point aux Barbades.
Le président de Nauru, René Harris, qui a rappelé que son pays est devenu le plus petit membre des Nations-Unies en terme de superficie et de population, a indiqué que Nauru a besoin du soutien de la communauté internationale pour remettre en état un territoire dévasté à 75% par l'extraction du phosphate.
Il a également mentionné comme motifs d'inquiétude la surexpoitation des ressources en poissons par les pays extérieurs à la zone et les risques que fait poser à l'environnement les émissions de gaz à effet de serre.
Enfin le ministre des affaires étrangères de Tonga, le Prince Lavaka Ata 'Ulukalala, a exprimé sa volonté de maintenir sa solidarité avec les autres pays du Pacifique sur des questions telles que la protection à long terme de l'environnement océanien, la gestion et la protection des ressources de la mer et un développement économique adapté.
17/09/99. LES INDEPENDANTISTES DE POLYNESIE FRANCAISE SOUTIENNENT LE PEUPLE DU TIMOR ORIENTAL
TAHITI--Oscar Temaru, le dirigeant de Tavini Huiraatira, le principal parti indépendantiste de Polynésie française, a apporté son soutien au peuple est-timorais.
Le Maire de Faa'a a pris cet engagement au cours d'une conférence de presse à Tahiti pour annoncer la 8e conférence du Mouvement pour un Pacifique Indépendant et Dénucléarisé, le NFIP, qui doit avoir lieu du 19 au 25 septembre.
«Le colonialisme n'a qu'un visage, qu'il soit français, britannique, américain ou indonésien,» a déclaré Oscar Temaru. «Nous allons organiser de l'aide pour la population du Timor Oriental.»
Il a précisé que le thème choisi pour la conférence: «Pour la Justice, la Vérité et l'Indépendance», était opportun surtout pour la Polynésie Française.
Lopeti Senituli, le Directeur du PCRC, le Pacific Concerns Resources Centre, dont le siège est à Suva, qui participait à la conférence de presse a déclaré que cette conférence revêtait également une importance historique.
«Notre mouvement, le NFIP, a été fondé en 1975, l'année où l'Indonésie a envahi le Timor Oriental. En 1999, les Est-timorais ont exercé pour la première fois leur droit à l'autodétermination. La question est maintenant: le peuple de la Polynésie aura-t-il le droit d'exercer un jour son droit à l'autodétermination?» a déclaré Lopeti Senituli.
Mme Ceu Brites, de l'Association de Secours au Timor Oriental, a précisé que le NFIP pouvait jouer un rôle crucial pour la reconstruction du Timor Oriental.
«La population est-timoraise a besoin d'un soutien humanitaire : médecins, médicaments, secours alimentaires. La population de notre pays est profondément traumatisée. Les peuples du Pacifique peuvent nous aider,» a déclaré Ceu Brites.
17/09/99. LES CHEFS FIDJIENS VEULENT RESERVER LEUR GRAND CONSEIL AUX FIDJIENS DE SOUCHE
SUVA-- Les membres du Grand Conseil des Chefs de Fidji, le GCC, souhaitent que leur institution reste réservée exclusivement aux Fidjiens de souche.
Au cours de la réunion de deux jours du GCC à Suva, il a été décrété que les personnes qui ne figurent pas dans le Vola Ni Kawa Bula, le VKB ou le Registre fidjien, et cela vise le Premier ministre Mahendra Chaudhry, ne soient pas autorisés à devenir membres de l'institution.
Le Président du GCC et ancien Premier ministre, Sitiveni Rabuka, a déclaré que les chefs avaient statué que le Conseil ne doit pas être ouvert à d'autres races.
Un amendement à la Constitution, datant de 1997, accorde pourtant automatiquement au Premier ministre en exercice un statut de membre du Conseil.
17/09/99. LA PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉ JUGÉE PAR SON PREMIER MINISTRE
PORT MORESBY-- La Papouasie Nouvelle Guinée n'a pas réussi à devenir prospère depuis son indépendance de l'Australie il y a 24 ans parce qu'elle avait échoué sur le plan économique, et parce que ses hommes politiques étaient devenus incompétents et corrompus.
C'est le constat qu'a exprimé le Premier ministre de PNG, Sir Mekere Morauta jeudi dans son message pour célébrer le 24e anniversaire de l'indépendance.
«La vérité, c'est que nous avons échoué. Notre économie est toujours vulnérable et fragile, nos indicateurs sociaux sont au rouge.»
«En fait, a poursuivi Sir Mekere, ils sont pires qu'aux premiers jours de l'indépendance. Et pourtant, le pays possède toutes les ressources nécessaires pour devenir prospère: des hommes intelligents et solides, des minéraux et du pétrole, une géographie et un climat attrayants, et de vastes ressources maritimes et forestières. Alors d'où vient la faute? Nous n'avons pas su gérer nos richesses. Nous tous, nous n'avons pas été à la hauteur.»
Les 5 objectifs du nouveau gouvernement ne constituent pas des promesses en l'air, a poursuivi le Premier ministre :
Il faut absolument poursuivre le processus de paix à Bougainville, sortir de la crise économique et stopper la chute de la kina, reconstruire les institutions d'état, restaurer l'intégrité du système politique, et reprendre la croissance économique.
«Notre but est d'assurer que nos générations futures soient pleines d'espérance pour le pays, que nos enfants soient sains, qu'ils bénéficient d'une bonne éducation, et qu'ils aient une chance de bien gagner leur vie. En un mot, que notre pays réalise son immense potentiel,» a conclu le Premier ministre.
20/09/99. LES SYNDICATS SALOMONAIS EN FAVEUR D'UN BOYCOTT CONTRE L'INDONÉSIE
HONIARA-- La Confédération des Syndicats des Iles Salomon, la SICTU, a demandé l'aide de la communauté internationale pour constituer une liste des intérêts indonésiens aux îles Salomon afin de mettre en place un boycott du commerce avec Djakarta.
La confédération indique s'associer aux préoccupations internationales concernant le sort du peuple est-timorais, victime des forces armées indonésiennes et des milices anti-indépendantistes dans la province.
Selon le Président de la SICTU, David Tuhanuku, le boycott pourrait s'étendre à tous les transports maritimes et aux importations et exportations entre les deux pays.
Il a invité tous les Salomonais à soutenir le boycott des produits indonésiens organisés par la confédération syndicale.
David Tuhanuku a précisé que ces mesures constituaient le prix à payer par tous les Salomonais pour garantir que la communauté internationale respecte le droit fondamental des peuples à l'autodétermination.
20/09/99.LES MÉDIAS GOUVERNEMENTAUX DU VANUATU ACCUSÉS DE PARTIALITÉ
PORT VILA-- Le Conseil national des Femmes du Vanuatu, le VNCW, a accusé l'organisme de radio et télévision national, le VBTC, de partialité.
Le VNCW a attaqué la radiotélévision du Vanuatu pour avoir soutenu une campagne organisée par Leisa Cullwick, l'épouse de Jonas Cullwick, directeur de la VBTC. Mme Cullwick est la présidente du Conseil des Femmes de Port Vila.
La présidente du VNCW, Grace Molisa, a accusé Leisa Cullwick d'avoir usé de son influence à Radio Vanuatu pour discréditer l'action du VNCW.
Le directeur de la radiotélévision a rejeté ces accusations, et précisé que Radio Vanuatu n'était pas engagé dans une campagne personnelle contre le VNCW.
20/09/99.KIRIBATI SE REJOUIT DE SON ADMISSION AUX NATIONS UNIES
SUVA-- Pour le Président de Kiribati, Teburoro Tito, l'admission de son pays aux Nations Unies devrait bénéficier grandement à la population de l'archipel.
Malgré la petite taille de l'archipel, a-t-il dit, la voix de Kiribati a désormais le même poids que n'importe quel autre membre de l'organisation internationale.
Kiribati appartient maintenant au processus de décision de l'ONU, a-t-il ajouté, ce qui lui accorde un sentiment de sécurité accru.
L'archipel est également en mesure de faire appel à l'assistance de l'ONU.
Kiribati profitera en particulier de son nouveau statut international pour attirer l'attention du monde sur le problème du réchauffement du climat. «Si le monde ne réagit pas, certaines de nos îles disparaîtront ,» a déclaré le Président Tito.
Deux atolls du lagon de Tarawa ont déjà disparu sous les eaux à cause des effets de la montée de l'océan.
21/09/99.LA REINSCRIPTION DE LA POLYNÉSIE FRANCAISE SUR LA LISTE DES NATIONS A DÉCOLONISER DE L'ONU DEBATTUE A TAHITI.
TAHITI--Des délégués en provenance de 25 pays de la région du Pacifique ont assisté lundi à la cérémonie d'ouverture de la 8e conférence du mouvement pour un Pacifique Libre et Dénucléarisé, le NFIP, à Tahiti.
Des centaines de partisans du principal parti indépendantiste de Polynésie Française, Tavini Huiraatira no Te Ao Maohi, conduits par Oscar Temaru, ont accueilli les délégués par des chants et des danses traditionnelles.
Oscar Temaru a lancé un appel en faveur d'un soutien pour la réinscription de Te Ao Maohi, la Polynésie Française, sur la liste des nations à décoloniser immédiatement.
Dans son discours d'ouverture, il a apprécié le chemin qu'avait fait le mouvement NFIP depuis sa première conférence en 1975.
«L'opposition de la région et du NFIP au nucléaire et au colonialisme n'a pas diminué, en dépit de l'arrêt définitif des essais nucléaires français en 1996,» a déclaré Oscar Temaru.
«Il y a eu de graves conséquences sur notre environnement, notre santé, notre société et notre économie. La France doit être tenue responsable politiquement, moralement et financièrement, non seulement pour 10 années, mais pour 150 ans de colonialisme,» a-t-il ajouté.
Le dirigeant indépendantiste s'est déclaré confiant dans l'avenir de la Polynésie en tant qu'état indépendant. Plusieurs secteurs économiques, dit-il, sont en croissance, et pourraient dépasser les subventions en provenance de Paris d'ici quelques années.
La conférence a choisi pour thème: «Pour la justice! La Vérité! L'indépendance! »
21/09/99.LES PASSEPORTS DIPLOMATIQUES S'ENVOLENT
SUVA-- La police fidjienne enquête sur un cambriolage qui a eu lieu ce week-end à Suva, et dans lequel les voleurs ont mis la main sur 386 passeports diplomatiques, dont un destiné à un Premier Ministre.
La porte parole de la police, Sera Bernard, a déclaré que le vol avait été constaté par des employés lundi matin. Quatre chéquiers appartenant au Département de l'Immigration ont également disparu.
Le Ministre adjoint de l'Intérieur, Gaffar Ahmed, a accusé le Département d'avoir fait preuve de relâchement en matière de sécurité.
Les passeports seront désormais conservés au Ministère de l'Intérieur, et les responsables de ce vol seront sévèrement punis, a déclaré le Ministre adjoint.
21/09/99.KIRIBATI A BESOIN DE TEMPS
SUVA-- Kiribati n'est pas encore prêt pour intégrer la zone de libre échange proposée par le Forum du Pacifique Sud.
La question figure à l'ordre du jour du prochain sommet du Forum, prévu à Palau le mois prochain.
Le Président de Kiribati, Teburoro Tito, estime que cette idée est parfaitement légitime, mais que les petites nations insulaires devraient se montrer prudentes.
«Kiribati a choisi la prudence. Nous ne voulons pas être entraînés malgré nous, même si l'on nous promet que tous nos problèmes seront résolus,» a déclaré le Président Tito.
«Il me semble que nous avons affaire à une nouvelle forme de colonisation, de domination, et nous ferions mieux de nous entraider pour trouver des solutions adaptées à nos petites nations,» a-t-il ajouté.
21/09/99.FIDJI EN FAVEUR D'UNE REFORME DE L'ONU
SUVA-- La composition du Conseil de Sécurité des Nations Unies devrait être élargie pour inclure les différentes régions géographiques du globe.
Le Premier ministre fidjien, Mahendra Chaudhry, a repris cette idée de réforme au cours de son allocution devant l'assemblée générale de l'ONU à New York.
«L'Organisation mondiale, créée il y a 54 ans, devrait réviser sa Charte afin de mieux refléter la réalité du monde moderne,» a déclaré Mahendra Chaudhry.
«Il est temps que les Pays membres du Pacifique Sud forment leur propre groupe régional séparé au sein de l'ONU. C'est déjà une option qui a été adoptée par certaines agences de l'ONU, telles que l'OMS et la FAO,» a-t-il ajouté.
22/9/99. VANUATU: DEUX JOURNALISTES DE LA CORPORATION DE RADIO-TÉLÉDIFFUSION SUSPENDUS.
Le directeur de la Corporation de Radio et Télediffusion du Vanuatu, Jonas Cullwick, a suspendu deux de ses journalistes les plus expérimentés: le chef de la rédaction, Moses Steven et son adjoint Hilaire Bulé.
Les deux journalistes sont accusés par Jonas Cullwick d'avoir créé "une instabilité politique" en diffusant une information concernant la défection de deux députés de l"Union des Partis Modérés vers les bancs de l'Opposition.
M.Cullwick a confirmé que le Premier ministre s'était ému de certaines informations diffusées à l'antenne sur le sujet des récentes élections partielles dans le pays.
Mais il affirme que sa décision ne constitue pas de la censure politique mais une volonté de garantir que seulement les faits et non pas les rumeurs soient mentionnés sur les ondes.
Le Club de la presse du Vanuatu a dénoncé publiquement cette suspension mais selon un responsable de cette organisation, Jonas Cullwick a pris ces sanctions contre les deux journalistes en question parce qu'il a fait lui-même l'objet de menaces de la part du conseiller de presse du gouvernement.
Selon ce responsable, Alick Kalmelu, M.Cullwick aurait été menacé d'une peine de prison s'il ne prenait pas la décision de suspendre les deux journalistes.
Le bureau du gouvernement a démenti ces allégations.
22/9/99. LES SOLDATS DE PAPOUASIE NOUVELLE-GUINÉE BASÉS À BOUGAINVILLE MENACENT DE FAIRE DÉRAILLER LE PROCESSUS DE PAIX..
Les soldats des forces de défense de Papouasie Nouvelle-Guinée, basés sur l'île de Bougainville, ont menacé de faire dérailler le processus de paix à Bougainville si l'administration centrale ne leur fait pas parvenir rapidement leurs rations alimentaires.
Dans une lettre adressée au quotidien de Post Courier, l'un de des soldats confirme que lui-même et ses 120 collègues n'ont pas été approvisionnés depuis le mois de juin dernier. Ils n'ont pas reçu non plus leur solde journalier de 8 US$ depuis cette date.
Les soldats des forces de défense sont généralement stationnés pour des période de 3 mois mais les soldats qui se trouvent actuellement sur place sont à Bougainville depuis maintenant 7 mois, le gouvernement n'ayant pas les moyens nécessaires de payer les billets d'avion pour assurer leur relève.
Le ministre de la défense, Alfred Pogo, a confirmé que les soldats n'avaient pas été payés ou ravitaillés depuis le mois de juin mais il a rejeté la responsabilité de cet incident sur le ministère des finances qui doit 3 millions US$ au département de la défense pour les mois de juillet, août et septembre.
"Je comprends les frustrations des soldats" a déclaré Alfred Pogo, "mais ils doivent comprendre que le problème ne vient pas du ministère de la défense".
22/9/99. APPEL A L'ORGANISATION D'UN REFERENDUM D'AUTO-DÉTERMINATION A BOUGAINVILLE.
Lors de la conférence du Mouvement pour un Pacifique indépendant et dénucléarisé qui se tient actuellement à Arue, sur l'île de Tahiti, une représentante de l'île de Bougainville a lancé un appel pour l'organisation dans son île d'un référendum d'auto-détermination similaire à celui qui vient d'avoir lieu au Timor oriental.
Selon Mme Ruby Mirinka, la coordinatrice du Programme humanitaire intégré de Bougainville, le processus de paix a déjà pris trop de temps et tout délai supplémentaire aurait des conséquences dangereuses sur la vie des habitants.
"Bougainville a été dévastée par 10 ans de guerre. Tout délai de la part du gouvernement dans la négociation d'un réglement politique à la crise provoquera des morts supplémentaires, par manque de soins et de médicaments, qui viendront s'ajouter aux 20 000 victimes du conflit," a déclaré Mme Mirinka.
La cause centrale du conflit de Bougainville, a-t-elle dit, est la question du droit à l'autodétermination et un organisme régional doit être créé pour surveiller l'évolution de la situation politique sur place.
Mme Mirinka a demandé à la Conférence du NFIP de demander aux Nations-Unies d'inscrire Bougainville sur la liste des territoires à décoloniser.
Par ailleurs, le président du Gouvernement de Polynésie française, Gaston Flosse a mis en garde les organisateurs de la conférence contre toute ingérence politique.
Je leur souhaite la bienvenue s'ils viennent pour visiter notre pays, rencontrer ses habitants et apprécier notre niveau de vie a déclaré le président Flosse. Mais s'ils viennent pour nous donner des leçons ou pour s'ingérer dans la politique de notre pays, je leur dit que ce n'est pas leur place.
L'un des organisateurs de la conférence du NFIP, Nick MacLellan, a signalé que le Mouvement avait tenté d'organiser une telle réunion en Te Ao Maohi (Polynésie française) depuis 1980 mais qu'ils n'avaient jamais reçu les autorisations nécessaires. A la fin de la décennie déclarée par les Nations-Unies comme étant celle de l'éradication du colonialisme, a indiqué Nick Mclellan, la question est de savoir quand la population de la Polynésie française sera autorisée à exercer son droit à l'autodétermination.
Le président Flosse a émis l'espoir que cette visite en Polynésie ouvrira les yeux des délégués qui s'apercevront que les Polynésiens ne vivent ni dans les chaînes ni dans la misère. Je demande à ceux qui viennent des îles du Pacifique: qui d'entre vous dispose d'une couverture médicale et d'un accès aux communications comme les nôtres? a indiqué Gaston Flosse. Qui dispose d'un salaire minimum mensuel de 1000US$?