3/3/00.Le marquage à l'ADN pour lutter contre les contrefaçons aux Jeux Olympiques

Le Comité d'organisation des Jeux de Sydney a fait appel à une technique révolutionnaire pour protéger ses droits sur la marchandise officielle vendue à l'occasion des Jeux Olympiques. Tous les produits officiels seront marqués à l'ADN


Les Jeux Olympiques sont devenus, qu'on le veuille ou non, avant tout une affaire commerciale et le Comité d'Organisation des Jeux de Sydney, le SOCOG, est déterminé à se réserver la totalité des revenus des ventes de souvenirs et d'objets commémoratifs en éliminant les contrefaçons. Depuis des mois déjà des inspecteurs du SOCOG ratissent les marchés et les foires pour s'assurer que les T-shirts à l'emblème des Jeux et autres souvenirs sont bien légitimes et non de vulgaires imitations.

Le problème pour eux c'est que les faussaires sont de mieux en mieux équipés, les techniques de copie de plus en plus perfectionnées et les contrefaçons de plus en plus difficiles à détecter. Mais le SOCOG a révélé cette semaine son arme secrète pour lutter contre les reproductions illégales: le marquage à l'ADN. Le principe est simple: le code génétique d'un athlète a été imprimé, de façon invisible, sur toutes les étiquettes des produits officiels des Jeux. Avec un simple scanneur, il est possible de contrôler immédiatement si l'on affaire à de la marchandise authentique ou non.

Pour garantir qu'aucune copie ne pourra être faite, l'identité de l'athlète qui a fait don de ses cellules et de son code génétique n'est connue que de 3 personnes en Australie et la compagnie qui fabrique les étiquettes a tenu secrète également l'emplacement de ses laboratoires.