25/08/00. Le prix de l'essence passe la barre de 1.00 dollar

La grogne regne chez les automobilistes australiens: le prix de l'essence a la pompe vient en effet d'atteindre le prix symbolique de 1 dollar le litre. Et les automobilistes, en Australie comme ailleurs, blament le gouvernement qui preleve près de la moitie du prix de l'essence en impots.


Le prix de l'essence, dans tous les pays, est un sujet qui fâche. Mais peut-être encore plus en Australie où les automobilistes, du fait des longues distances a parcourir, sont habitués aux grosses cylindrées beaucoup plus gourmandes en carburant que les petits modeles européens. Sans compter que l'augmentation du prix du carburant se repercute rapidement sur les autres produits de consommation du fait que la plupart des transports de marchandises s'effectue par la route.

Le gouvernement australien assure qu'il n'y est pour rien dans l'augmentation actuelle des prix de l'essence à la pompe: les responsables, ce sont les pays de l'OPEP qui font monter les prix du brut dit-on à Canberra. Et puis la bonne santé de l'économie américaine qui renforce le dollar américain par rapport au dollar australien et rend donc plus cheres les importations de petrole.

Mais les Australiens ne peuvent pas s'empecher de faire un lien entre l'augmentation actuelle des prix de l'essence et l'introduction le mois dernier de la nouvelle TVA, baptisée ici GST. D'autant plus qu'ils se rappellent clairement la promesse du Premier Ministre, John Howard, qui avait assuré à qui voulait l'entendre que le prix de l'essence n'augmenterait pas après le 1er juillet. Les chiffres publiés par les analystes confirment les doutes du public: ils montrent en effet qu'en deux mois, les taxes sur les carburants ont augmenté d'environ 20%.

John Howard, sur la défensive, a tenu à rappeler que les automobilistes australiens ne sont pas à plaindre par rapport à leurs collègues britanniques, français ou italiens qui payent leur essence deux fois plus cher. Un argument qui risque de ne pas peser lourd dans un pays où les grosses voitures et l'essence bon marché font partie integrante de la culture.