1/2/00. Le frère du Premier ministre impliqué dans la faillite d'une entreprise de textiles

Les employés d'une entreprise textile de la Hunter Valley en Nouvelle Galles du sud ont eu une mauvaise surprise a leur retour de leurs vacances de Noël. Non seulement on leur a annoncé que l'entreprise mettait la clef sous la porte mais aussi qu'ils ne recevraient qu'une partie des salaires et indemnités qui leur étaient dûes. Ce qui a attiré surtout l'attention des media, c'est que le président du Conseil d'administration de l'entreprise n'est autre que le frère du Premier Ministre, John Howard.


Les 342 employés de l'usine National Textiles, conscients des difficultés que traversait l'entreprise, avaient accepté l'an dernier de renoncer à l'augmentation salariale à laquelle ils avaient droit pour sauver leur emploi. Leur attitude responsable ne leur a guère servi. Au contraire, sur les quelques 11 millions de dollars d'arriérés de salaires, de congés payés et d'indemnités de licenciement qui leur sont dûes, l'entreprise a annoncé qu'elle ne pourra leur en verser que 7 millions .

Pour aggraver la situation, il a été révélé cette semaine que les cadres supérieurs de la compagnie se sont offerts de leur côté l'an dernier des primes correspondant à 20 à 30% de leurs salaires. L'injustice flagrante de cette situation - alliée au fait que le frère aîné du Premier Ministre John Howard, Stanley Howard, préside le Conseil d'administration de National Textiles - a poussé le Ministre de l'Emploi, Peter Reith, a proposer de toute urgence un projet de loi - qu'il voudrait retrospectif au 1er janvier - pour protéger les droits des employés.

Il envisage d'instituer un Fonds d'entraide de 100 millions de dollars qui garantirait à tout employé, lorsque son employeur est mis en liquidation judiciaire, le paiement des sommes qui lui sont dûes - jusqu'à un plafond de 20 000 dollars . Mais les syndicats ont déja annoncé qu'ils s'opposeront au projet: ils veulent que ce soient la directeurs des entreprises eux-mêmes et non pas le contribuable qui assument la responsabilité de leur mauvaise gestion.