11/07/00. Cathy Freeman impliquée dans un procès sordide
Cathy Freeman est la grande star du sport australien: le visage et la foulée majestueuse de l'athlète aborigène sont reproduits à longueurs de pages de magazines et de publicités télévisées. Mais sa présence actuellement à la une des quotidiens australiens a des raisons beaucoup plus sordides: son ancien entraîneur et compagnon, Nic Bideau, a décidé en effet de traîner en justice son ancienne protégée, l'accusant d'avoir rompu le contrat avec la société qu'il avait fondée pour gérer ses intérêts.
La carrière de Cathy Freeman ressemble à un scénario de film. Première époque 1989: la jeune lycéenne, âgée de 15 ans, participe aux épreuves de sélection pour les Jeux du Commonwealth. Nic Bideau, journaliste sportif à l'époque, de 13 ans son aîné, la remarque et se rend compte immédiatement de son potentiel. Deux ans plus tard, il l'invite à venir s'installer à Melbourne pour poursuivre sa carrière. Il devient vite son amant, son entraîneur et surtout le manager de ses intérêts financiers.
Deuxième temps fort 1996: Après la médaille d'argent obtenue aux jeux d'Atlanta, la carrière de Cathy Freeman explose et Nic Bideau se retrouve à la tête d'une entreprise brassant des millions de dollars. C'est lui qui gère tout pour elle, qui organise les contrats avec les sponsors, qui place ses revenus et paie ses dépenses. Mais les chôses commencent à se gâter entre Cathy et Nic et à la fin 1996, c'est la rupture même si Nic Bideau continue de gérer l'entreprise Cathy Freeman.
Mars 2000: Cathy Freeman, qui a épousé un riche Américain, décide de rompre les derniers liens qui la retiennent encore à son ancien compagnon. Elle est poursuivie en justice par Nic Bideau quelques semaines plus tard pour rupture de contrat. L'athlète qui est actuellement en Europe pour poursuivre sa préparation pour les Jeux de Sydney a demandé au juge de reporter l'affaire pour ne pas compromettre ses chances de médaille mais les audiences se poursuivent ainsi que le déballage en public des affaires privées de l'athlète . A deux mois de l'ouverture des jeux, ce procès confirme en tout cas que la course a l'or est devenue essentiellement de nos jours une affaire d'argent.