13/06/00. Suite aux menaces d'un extorqueur, toutes les boites de Panadol retirées de la vente en Australie
La compagnie pharmaceutique Smith-Kline Beecham a ordonné le retrait de la vente de tous ses stocks de Panadol, la marque de paracetamol la plus courante en Australie, à la suite de l'hospitalisation de deux personnes âgées victimes d'un empoisonnement à la strychnine. Les capsules incriminées auraient été empoisonnées par un extorqueur.
Les deux victimes de cette tentative d'extorsion, un couple âgé originaire de Brisbane, ont été admis en urgence le week-end dernier à l'hôpital de Darwin après avoir été évacués par avion d'une petite localité du Territoire du nord où ils étaient en vacances. Les médecins ont confirmé qu'il s'agissait bien d'un empoisonnement à la strychnine et que le couple de vacanciers ont eu de la chance d'avoir été traités à temps, la strychnine, un poison violent pouvant tuer en quelques heures. Ils avaient tous deux avalé des comprimés de paracétamol de la marque Panadol, achetés à Brisbane, pour combattre un mal de tête.
Suite à cette hospitalisation, les fabricants du Panadol, la firme Smith-Kline Beecham, ont annoncé le rappel de tous les produits de la marque Panadol, quels qu'en soit le conditionnement ou la date d'achat, une opération qui va coûter quelques 200 millions de dollars à l'entreprise. L'extorqueur responsable ne s'est pas manifesté depuis la première lettre adressée au début du mois et réclamant une somme de 70 000 dollars. Il semblerait qu'il soit parvenu à empoisonner les capsules de médicament en décollant l'emballage scellé avant de le replacer sur les étagères du magasin.
La police enquête pour déterminer si cette dernière attaque est liée à une affaire similaire qui a eu lieu au début de l'année, toujours au Queensland, et qui a frappé un autre fabriquant de patacétamol, la compagnie Herron. Un père et son fils avaient là aussi dû être hospitalisés après avoir absorbé des capsules de paracétamol contaminées à la strychnine.